Art Ultime

How fortunate the man with none …

by

You saw sagacious solomon
You know what came of him,
To him complexities seemed plain.
He cursed the hour that gave birth to him
And saw that everything was vain.
How great and wise was solomon.
The world however did not wait
But soon observed what followed on.
Its wisdom that had brought him to this state.
How fortunate the man with none.

Compilation de K.O par High-Kicks

by

Vidéo dédiée à tous les fanatiques de free fighting, de boxe thay, de kickboxing, même de juji tsu ou de karaté, bref dédiée aux rois du lever de genou; une compilation sur du bon son de K.Os de folie par High-kicks, à voir et revoir pour s’endormir. 😀

L’homme et la mer – Charles Baudelaire

by


   Homme libre, toujours tu chériras la mer !
    La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
    Dans le déroulement infini de sa lame,
    Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.
   
   
    Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
    Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cÅ?ur
    Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
    Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
   
   
   
   Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets ;
   Homme, nul ne connaît le fond de tes abîmes ;
    O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
    Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
   
   
    Et cependant voilà des siècles innombrables
    Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
    Tellement vous aimez le carnage et la mort,
    O lutteurs éternels, ô frères implacables !
   

Usain Bolt, l’homme le plus vite

by

Des milliards de téléspectateurs ont assisté en direct samedi au 100m le plus rapide de l’histoire accompli par le grand (1m96 ) jamaiquain, Usain Bolt, non contente d’avoir enfanté le Dieu du reggae Bob Marley, l’île caribéene nous a envoyé un Messie de l’épreuve reine des J.Os, les scientifiques prédisaient les limites humaines du 100m à 9’65, Usain Bolt l’a couru en 9’69 en relâchant totalement son effort sur les derniers mètres, tellement il sentait la gouffre entre lui et ses concurrents, un grand bravo à lui, et merci de la part de l’enfant en moi qui a toujours aimé courir plus vite que les autres :D.

Tu seras un Homme, mon fils

by
De son titre original, If’ est un poème célèbre de Rudyard Kipling écrit en 1895.
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être que penseur ;
Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !

LXI SPLEEN

by

Je suis comme le roi d’un pays pluvieux,
   Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très-vieux,
    Qui de ses précepteurs méprisant les courbettes,
    S’ennuie avec ses chiens comme avec d’autres bêtes.
   Rien ne peut l’égayer, ni gibier, ni faucon,
    Ni son peuple mourant en face du balcon.
    Du bouffon favori la grotesque ballade
    Ne distrait plus le front de ce cruel malade ;
    Son lit fleurdelisé se transforme en tombeau,
    Et les dames d’atour, pour qui tout prince est beau,
   
   

Spleen II – Les Fleurs du Mal

by

Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,

De vers, de billets doux, de procès, de romances,

Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,

Cache moins de secrets que mon triste cerveau.

C’est une pyramide, un immense caveau,

Qui contient plus de morts que la fosse commune.