Onfray, le travail et le Cosmos

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2 Comments

  • Merci pour votre énorme travail et toutes les mises au point que vous faites ( à propos de Sade, Freud, Sartre et Camus entre autres…).
    Comme vous évoquez Omar Khayyam lors de votre conférence, permettez-moi de vous indiquez une traduction des quatrains d’ Omar Ali-Shah (édition Albin Michel) qui indique que dans la terminologie soufie le « Vin » symbolise la connaissance qui cause l’ivresse d’amour pour l’Aimé (Dieu).
    La lecture de Kayyam dans cette optique, pour ne parler que de cette aspect de la traduction, à vous le conviendrez, un bien autre goût.

  • Encore un livre passionnant de Michel Onfray, beaucoup de plaisir à le siroter principalement pour son érudition du réel. Je partage l’essentiel de ses points de vue, mon commentaire n’en serait que positif s’il ne m’encourageait pas à être libre. Bravo et un grand MERCI pour votre existence.

    Mes nuances :

    – Une pirouette sur les limites du véganisme facile pour se dédouaner. Ecrire que si nous universalisions leurs préceptes, ce serait la fin de l’humanité mangée par les animaux sauvages m’a fait beaucoup rire puisque bien sûr les végans ne veulent pas tuer d’animaux sauf … par légitime défense !

    – Concernant le végétarisme qui fait souffrir ou tue des plantes, c’est omettre le frugivorisme qui les honore en consommant leurs fruits (cf Bananagirl et Annesofruits).

    – La vision du surhumain n’est pas étroitement liée à l’éternel retour ni comparable au sur-stoïcien. Pour Nietzsche, le surhumain sera aussi différent que nous le sommes physiologiquement et psychologiquement du singe, de plus ce n’est pas une fin puisque le surhumain souhaitera le sur-surhumain. Actuellement, nous ne pouvons être qu’un pont vers le surhumain. L’éternel retour est une croyance (comme le paradis) qui peut participer à l’émergence du surhumain avec ses valeurs immanentes, mais elle n’est pas suffisante et d’autres paramètres sont nécessaires et à essayer (cf Patrick Wotling). Nous devons donc aussi vouloir autrement ce que nous pensons ne pas dépendre de nous, comme les premiers poissons qui sont allés sur la terre ferme et ont contribué entre autre à changer des branchies en poumons.

    – La différence entre l’animal et l’homme n’est ni de nature, ni de degré; la question est mal posée de nos jours; c’est une différence de fonctions, nous avons un corps et des outils qui nous permettent ou pas de réaliser certaines choses.

    Amor fati.

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