Le dormeur du Val ne dort pas

S’il existait un ordre pour distinguer les plus grand poètes français, les meilleurs agenceurs de mots, les architectes du verbe, un véritable ordre je dis bien, pas une académie surannée dont la décrépitude des membres le renvoie à leur fatuité. Laissons dans le strass et les paillettes l’ordre des Lettres dont l’obtention revient plus à être sur le pénis de Sarkozy qu’à une science supérieure du langage. Si il y avait une noblesse des lettres, alors Mc Solaar serait sans aucun doute un Baron a minima :


Et Rimbaud un Duc :

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent; où le soleil de la montagne fière,
Luit; C’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pale dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement: il a froid.

Les parfums ne font plus frissonner sa narine;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au coté droit.

Arthur Rimbaud

Nietzsche et Baudelaire seraient alors deux rois ennemis,
luttant avec génie pour ma ductile vénération !

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