700 milliards de dollars partis en fumée : gagnant, la CHINE

Alors qu'on parle de la crise des subprimes depuis des mois, il est toujours difficile, vu de France, de se rendre compte de son importance. Cette récente étude du Boston Consulting Group sur les banques, parue en mars, et relevée mercredi par l'AFP, permet de quantifier l'ampleur du phénomène.

Un chiffre à retenir: 695 milliards de dollars. Soit le montant de la baisse de capitalisation boursière des banques européennes et américaines en 2007. La capitalisation boursière est on le rappelle- la valeur des entreprises cotées, qu'on obtient en multipliant le cours de l'action par le nombre de titres émis. Cette baisse veut dire que, aux yeux des investisseurs, la valeur des banques de ces deux continents, a baissé de 700 milliards. C'est un chiffre qui traduit et résume la perte de confiance sur les marchés.


Autre enseignement de cette étude, avec les subprimes, les banques
chinoises passent devant les banques américaines. Le classement des
capitalisations boursières a été chamboulé suite à la crise financière.
Citigroup, premier établissement en 2006, a baissé de cinq places et a
laissé sa place à ICBC (L’Industrial and Commercial Bank of China) ,
introduite en bourse en 2006 (il s’agissait alors de la plus grosse
mise sur le marché jamais réalisée). ICBC (photo) a une capitalisation boursière de 340 milliards de dollars. Voici le classement 2007 des dix premiers établissements:

1. ICBC (n°2 en 2006)
2. China Construction Bank (n°7 en 2006)
3. HSBC (n°4 en 2006)
4. Bank of China (n°6 en 2006)
5. Bank of America (n°3 en 2006)
6. Citigroup (n°1 en 2006)
7. JPMorganChase (n°5 en 2006)
8. Banco Santander (n°12 en 2006)
9. Unicredit (n°15 en 2006)
10. Mitsubishi UFJ (n°8 en 2006)

Pour les banques françaises, deux établissements font partie du
classement : BNP Paribas, 12e (13e en 2006) , et Société générale, 25e
(position inchangée).

Cette étude n’a pas provoqué énormément de réaction. Pourtant, la
perte de 700 milliards et l’intronisation d’ICBC comme leader,
pourraient augurer d’une réorganisation profonde de la finance mondiale
dans lequel les subprimes n’auraient été qu’un élément accélérateur, à
savoir la prise de pouvoir de la finance chinoise.

source : Libé

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l'AFP, permet de quantifier l'ampleur du phénomène.

Un chiffre à retenir: 695 milliards de dollars. Soit le montant de la baisse de capitalisation boursière des banques européennes et américaines en 2007. La capitalisation boursière est on le rappelle- la valeur des entreprises cotées, qu'on obtient en multipliant le cours de l'action par le nombre de titres émis. Cette baisse veut dire que, aux yeux des investisseurs, la valeur des banques de ces deux continents, a baissé de 700 milliards. C'est un chiffre qui traduit et résume la perte de confiance sur les marchés.


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